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Pourquoi certains deuils sont-ils impossibles à traverser seul ?

il y a 6 jours
3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 5 jours


Une femme parle avec le coeur l'autre l'écoute avec attention
Se sentir écouté(e) est la clé de la libération de ses émotions

La réponse simple

Certains deuils semblent impossibles à traverser seul parce que la perte ne touche pas seulement le cœur : elle bouleverse le sentiment de sécurité, l’identité, le corps, les habitudes et parfois toute une histoire familiale. Demander de l’aide ne signifie pas que vous aimez moins ou que vous êtes faible. Cela signifie que la douleur a besoin d’un espace assez solide pour être portée, nommée et transformée.

Il y a des absences qui ne font pas seulement silence. Elles occupent toute la pièce. Elles se glissent dans le réveil, dans l’assiette restée vide, dans le téléphone que l’on regarde encore, dans ce réflexe bouleversant de vouloir raconter quelque chose à la personne qui n’est plus là.


Le deuil n’est pas une ligne droite

On parle parfois d’étapes comme s’il suffisait de les franchir dans l’ordre. La réalité est plus vivante et plus désordonnée. Un matin, vous respirez mieux. Le lendemain, une odeur, une musique ou une date vous ramène au premier jour. Ce retour de la peine n’est pas un échec.

Il n’existe pas une bonne manière de vivre un deuil. Certaines personnes pleurent beaucoup. D’autres ne peuvent pas pleurer. Certaines ont besoin de parler ; d’autres de se taire. La relation, les circonstances du décès, les ressources disponibles et les pertes antérieures rendent chaque chemin unique.


Pourquoi la douleur peut-elle devenir envahissante ?

La perte a été brutale ou traumatique

Un accident, un suicide, une annonce fulgurante ou l’impossibilité d’être présent peuvent laisser le système intérieur en état d’alerte. Le mental cherche sans cesse à comprendre. Le corps peut rester tendu comme si le danger était encore là.

Quand c'est le cas, en séance, nous remontons à la racine de cette mémoire corporelle et émotionnelle et nous tentons de la libérer dans une profonde douceur et bienveillance.

La personne était votre point d’ancrage

Perdre celle ou celui à qui l’on disait tout peut donner la sensation de perdre une partie de soi. Il faut parfois réapprendre qui l’on est, comment décider et comment habiter ses journées.

Cela rappel la nécessité de se libérer de l'ancrage et du vide que l'autre laisse en partant, en recréant ensemble lors de votre séance (voir mon approche) une nouvelle force qui se trouve en chacun de nous, souvent peu dévoilée jusque là.


D’autres blessures se réveillent

Un deuil actuel peut ouvrir des portes plus anciennes : abandon, rejet, culpabilité, solitude, conflits jamais apaisés ou pertes familiales dont personne ne parlait. La souffrance d’aujourd’hui se mélange alors à des douleurs qui n’avaient jamais trouvé de place.

C'est là, qu'au cours de votre séance, les mémoires transgénérationnelles refont surface et cherchent un chemin d'écoute et de libération. Notre but, ensemble, que vous puissiez enfin vous apaisez profondément et surtout sur le long terme.


Quand demander de l’aide ?

Demandez un soutien lorsque la douleur empêche durablement de dormir, de manger, de travailler ou de prendre soin de vous. Une préoccupation constante pour la personne décédée, un désir intense de la rejoindre, une culpabilité écrasante ou une détresse qui altère fortement votre vie quotidienne.


Être accompagné ne veut pas dire oublier

Vous n’avez pas à choisir entre continuer à aimer et continuer à vivre. Le travail du deuil ne consiste pas à couper l’amour. Il consiste à desserrer ce qui vous empêche de respirer : la culpabilité, le choc, les images, l’injustice, les mots restés coincés.

À Paris 12e et à Leudeville, en Essonne, je vous accueille sans vous presser. Même si je ne remplace en aucun cas un médecin, ni un traitement, nous pouvons, ensemble écouter ce que votre corps porte, et redonner une place à vos émotions afin de créer un passage là où tout semble fermé.


Questions fréquentes

Combien de temps un deuil doit-il durer ?

Il n’existe pas de durée normale identique pour tous. L’important est moins le calendrier que l’intensité de la souffrance et son impact sur votre vie.

Parler du défunt entretient-il la douleur ?

Parler peut au contraire permettre de relier les souvenirs, les émotions et la réalité de la perte, à votre rythme et dans un cadre sûr.


Vous n’avez pas à porter l’impossible tout seul

Peut-être qu’aujourd’hui, avancer signifie simplement dire : « Je n’y arrive plus seul. » Cette phrase n’est pas une défaite. Elle peut être le premier souffle d’un chemin qui ne supprime pas l’amour, mais vous redonne peu à peu une place parmi les vivants.

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